Depuis le 15 juillet, vous ne pouvez plus suivre l'ouverture des emails d'un contact sans son consentement explicite, sauf s'il n'a pas manifesté d'opposition avant cette date. Ce consentement se recueille via une case à cocher non pré-cochée, se retire à tout moment, et doit être conservé comme preuve de votre côté.
Quand vous envoyez un email via un outil comme Sarbacane, une image invisible d'un pixel est glissée dans le code HTML du message. Pensez-y comme à un accusé de réception invisible : dès que le destinataire ouvre l'email, cette image se charge sur son appareil, et ce chargement déclenche la comptabilisation de l'ouverture. Vous savez alors qu'un email a été ouvert, mais aussi par qui, à quel moment, et depuis quel type d'appareil.
C'est ce qu'on appelle le suivi comportemental : une donnée précieuse pour évaluer la performance de vos campagnes, mais qui repose sur le dépôt d'une information sur l'appareil du destinataire, à son insu si rien n'est fait pour l'en informer.
La CNIL, autorité française chargée de la protection des données personnelles, a publié ses recommandations sur le sujet dans un souci de transparence. Vos destinataires doivent désormais donner leur consentement explicite avant que vous puissiez suivre l'ouverture de vos emails.
Important. Jusqu'au 14 juillet inclus, le suivi restait possible pour l'ensemble de vos contacts, à condition de les avoir informés de l'existence du pixel et de leur avoir donné un moyen de s'y opposer. Depuis le 15 juillet, seuls les contacts n'ayant pas manifesté d'opposition peuvent continuer à être suivis. Pour tous les autres, vos emails doivent partir sans aucun tracking.
Le principe ci-dessus s'applique directement : un contact qui n'a pas exprimé d'opposition avant le 15 juillet reste suivi, un contact qui s'y est opposé ne l'est plus.
Pour toute nouvelle collecte, le consentement se demande en amont.
Ajoutez dès maintenant une case à cocher, non pré-cochée, dans vos formulaires de collecte, pour que chaque nouvel inscrit accepte le suivi en connaissance de cause. Mettez à jour en parallèle les mentions d'information qui accompagnent ces formulaires.
Si vous collectez des adresses autrement (à l'oral, via un tiers), le consentement peut être recueilli a posteriori, via un email dédié, à condition que seul le lien de recueil du consentement soit suivi dans ce message.
Bonnes pratiques : Sans réponse positive d'un contact, patientez six mois avant de le relancer sur ce sujet. Conservez tous ces consentements, horodatés, dans votre propre système, indépendamment de votre logiciel d'envoi. Ce dossier d'accountability sert de preuve en cas de contrôle, en complément d'autres éléments comme des captures d'écran ou vos versions successives de politique de confidentialité.
Chaque email suivi doit contenir un lien traçant permettant au destinataire de retirer facilement son accord.
Note : Ce lien est indépendant de celui de désinscription. Un contact doit pouvoir refuser les pixels de suivi tout en continuant à recevoir vos communications.
Ce lien doit renvoyer vers une page de confirmation, pour éviter les retraits involontaires ou générés par des systèmes automatisés de prévalidation des liens.
Important : La saisie de l'adresse email concernée sur cette page de confirmation est interdite. C'est justement pour cela qu'un lien traçant est nécessaire : il identifie le contact sans lui demander de ressaisir son email.
Vous pouvez aussi mettre en place un centre de préférences où vos destinataires gèrent en un seul endroit leurs choix sur les pixels de suivi, les liens de suivi et leur désinscription.
Dès qu'un contact retire son consentement, sa décision s'applique à tous les envois suivants.
Pour vous permettre d'appliquer ces obligations simplement, le consentement au pixel de suivi se gère de bout en bout, directement dans vos outils habituels :
vous configurez vos préférences de suivi au niveau de chaque campagne (page de confirmation standard ou formulaire de redirection personnalisé) ;
vous consultez et modifiez le consentement d'un contact depuis sa fiche, ou en un clic depuis la colonne dédiée de votre annuaire de contacts ;
vous importez en masse le consentement au pixel de vos contacts existants via un simple fichier CSV ;
vous analysez le taux de désinscription au pixel, un indicateur désormais distinct du désabonnement classique dans vos statistiques de campagne ;
le lien de désabonnement au pixel est inséré automatiquement dans le pied de page de vos nouvelles campagnes.
Pour le détail pas à pas de chacune de ces fonctionnalités, voir les articles liés ci-dessous.
Note. Les messages transactionnels nécessaires au service expressément demandé (confirmations, réinitialisations de mot de passe, alertes de sécurité, administratifs, newsletters, etc.) ne sont pas concernés. Seules les communications à but marketing ou commercial sont visées.
Pour une analyse adaptée à votre situation, rapprochez-vous de votre conseiller juridique habituel.
Comment configurer les préférences de suivi de vos campagnes dans Sarbacane ?
Comment gérer le consentement de suivi dans l'annuaire de contacts Sarbacane ?
Comment importer le consentement au pixel de suivi dans Sarbacane ?
Comment analyser le taux de désinscription au pixel dans Sarbacane ?
Comment consulter et modifier le consentement au pixel de suivi dans Sarbacane ?
Lien de désabonnement au pixel de suivi : pourquoi apparaît-il, comment l'activer ?